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Samedi, 06 Septembre 2014 20:15

Nous sommes entrés dans l'ère de l'information et de la communication ouvrant la voie à une croissance sans précédent de la connaissance générale. Dans ce contexte, la prise de conscience de notre propre empreinte sur l'environnement devient une évidence accessible au plus grand nombre. Qui peut aujourd'hui nier l’influence humaine sur les perturbations climatiques? En découlent logiquement des concepts et des idées liés au développement durable, unique solution à notre propre survie sur cette vieille et fragile Gaïa. Plus on avance, plus on trouve des alternatives à nos besoins énergétiques et en matières premières, c’est une bonne chose. La connaissance de l’univers n’a jamais été aussi grande, et ce n’est que le début, nous prenons conscience de notre infime place dans un univers comprenant plus de 100 milliards de galaxies plus ou moins identiques à notre Voie Lactée, remettant sérieusement en cause l'égocentrisme des terriens démontrée au cours de leur histoire récente (5’000 dernières années). Les avancées de la médecine, de la physique quantique, de la connaissance de la puissance de l’esprit, de la prise de conscience des énergies subtiles qui alimentent ou parfois altèrent notre propre existence, et bien d’autres découvertes ou redécouvertes de ces derniers cent ans, donnent de nouvelles dimensions à la question du sens de la vie. En effet pouvons-nous encore nous contenter de suivre les préceptes des religions, au regard des contradictions qui naissent de la connaissance humaine?

S’il est un but que poursuivent les religions, c’est de donner un sens à la vie. Les écrits religieux influencent le lecteur à croire en leur “vérité”, et cela de manière unilatérale, sans compromis ni ouverture à une quelconque autre “vérité”. Or l’intelligence et le sens logique de l’humain sont en mesure de poser des questions simples qui remettent profondément en question des affirmations plus que douteuses, qui, si on les considère dans le cours de l’histoire, n’ont tendu qu’à le soumettre à une forme d’autorité tirant profit de la dévotion. Comment admettre, lorsqu’on lit le Nouveau Testament, que le fils unique de Dieu est descendu sur notre grain de sable de planète il y a deux mille ans, alors que notre galaxie doit contenir au moins des dizaines de milliards de planètes comme la nôtre? Les prêtres nous informent qu’après la mort il y a la vie éternelle, soit, mais qu’y avait-il avant la vie? Qu’est-il advenu de Marie, où et quand est-elle morte? N’ayant jamais assisté à une quelconque résurrection d’aucune espèce vivante, comment croire qu’un homme pût ressusciter, n’est-ce pas plutôt une perception primaire de ce qu’on appelle une expérience proche de la mort? Qui a réellement écrit le Nouveau Testament, Jésus Christ s’appelait-t-il vraiment ainsi? Autant de questions logiques et pertinentes qui restent sans réponse logique ni pertinente... Et que dire de la Torah qui fut réécrite de mémoire d’homme suite à sa destruction complète? Le prophète Mahomet a-t-il écrit lui-même son enseignement? Comme Bouddha et Jésus Christ, Mahomet n’a pas écrit une seule ligne de son enseignement, mais alors par qui, quand, comment et pourquoi tous ces enseignements furent couchés sur le papier? Difficile d’assimiler des “vérités” dictées par des livres sacralisés par ceux-là même qui en tirent profit depuis toujours...

L’homme moderne, celui de la connaissance, arrive à un moment ou un autre de sa vie à cette inévitable remise en question des acquis religieux qui ont souvent jalonné son éducation. La société actuelle élude cette problématique et prône la consommation comme but ultime procurant bonheur et bien-être, la peur de manquer masque la vue de tout autre horizon. Une personne honnête, c’est à dire capable d’étudier sans émettre de préjugé ou d’a priori, réalise avec facilité que la consommation et/ou les religions ne peuvent apporter plus que de vains soulagements à cette peur primaire qui habite l’humain. En effet la peur de manquer ou la peur de mourir y trouvent matière se calmer, tout en procurant une meilleure conscience, mais la question de la plénitude de l’homme reste inassouvie. Il faudrait donc trouver une voie de quête, un enseignement qui apporte à l’individu les réponses les plus vraies que possible afin que sa propre vie prenne un sens, car sans comprendre le sens de la vie, elle n’est que végétative et mène à une fin alimentée inévitablement par les angoisses…

Si l’on se débarrasse de ses préjugés et que l’on part d’un principe de confiance en soi, on peut emprunter un chemin de réflexion basé sur des questions logiques et trouver les réponses dans la connaissance et dans les intuitions au fond de notre être. On ne résoudra pas pour autant le mystère de la Création, mais on sera en mesure d’apporter un véritable sens à son existence, et de ce fait tendre vers un destin qui soit adéquat avec ce que l’on est vraiment. Le bonheur d’une pomme n’est pas d’être une orange...

Tout comprendre? Faut-il avoir réponse à tout? Personnellement je ne le crois pas, car c’est tout simplement impossible: comprendre et connaître la Création signifie connaître chaque atome de l’univers! Nous savons aujourd’hui que notre univers fut créé il y a quelque 14 milliards d’années suite au Big Bang, les chercheurs tentent de découvrir ce qui s’est passé dans les premiers instants de l’explosion, mais s’ils trouvent l’explication, la question de savoir ce qu’il y avait avant restera sans réponse, et ainsi de suite... Il nous faut un brin de sage humilité, nous ne savons pas ce qui nous a créés, mais nous sommes! La complexité-même de notre être nous montre combien la Création fut grandiose et combien elle reste insondable, je dois donc admettre humblement mon incapacité à connaître la Création car je n’en suis qu’un infime fragment. A contrario je dois aussi admettre ma propre majesté puisque je suis partie de cette Création, je dois respecter mon être comme l’une de ses plus belles idées, en tout cas dans le cadre de ce que je connais... Ce n’est pas parce que je comprends ma position face à la connaissance de la Création que je réponds à la question de Dieu, ce “personnage” que les humains s’obligent à coller en lieu et place de la Création, qui aurait une part importante dans l’accomplissement du destin de chacun.

Si je pouvais remonter le temps et communiquer avec nos ancêtres éloignés, ou simplement rencontrer des humains isolés dans leur tribu au fin fond d’une forêt primaire n’ayant jamais rencontré d’homme moderne, je deviendrais très rapidement un dieu. En effet il me suffit de prendre quelques artefacts de notre quotidien tel un four micro-ondes ou un simple lecteur MP3 avec télécommande pour impressionner au plus haut point les curieux interlocuteurs, une simple aspirine ferait aussi l’affaire. Ils prendraient cela pour de la magie, des miracles, j’obtiendrais un rang d’être supérieur, et si de plus je descends d’une machine volante c’est la cerise sur le gâteau: un ange, un dieu descendu du ciel, avec des pouvoirs impressionnants. Cela ne rappelle-t-il pas quelques histoires connues? Fabriquer des dieux a toujours été un besoin de l’humanité, aucune civilisation ne s’en est passée. Remettre la responsabilité de son propre destin dans les mains d’un être supérieur nourrit une perpétuelle infantilisation de l'homme, malheureusement au profit de ceux qui ont bien compris le mécanisme. C’est le principe des religions. Quel confort que celui de prier un être supérieur pour qu’il permette l’accomplissement de ce qui est souhaité? En faisant ainsi ce n’est plus ma propre volonté qui s’accomplit, mais celle de Dieu. Je ne suis donc plus responsable de mon propre destin, c’est Dieu qui décide, c’est lui le responsable, comme un papa qui dicte la voie à suivre... Je ne sais plus qui écrivait “Si Dieu existait ça se saurait depuis longtemps”, une bien sage constatation qui renvoie l’humain à sa copie en le laissant prendre peut-être enfin conscience de sa propre puissance sur son destin. En s’arrogeant les réponses existentielles, les religions ont mis en place un système d’informations toxiques dont il est difficile de se défaire, seule la connaissance permet à l’être de bonne foi de remettre en question les fondements religieux. Comment admettre par exemple qu’un peuple de croyants soit le peuple élu de Dieu? Il y a des aberrations entretenues par les religions qui font stagner l’humanité dans des concepts stupides et dégénérés: la civilisation peine à avancer dans la vraie connaissance car la pollution religieuse fige les esprits dans des croyances débiles, allant jusqu’à pousser au crime et à l’entretien de la vengeance. La religion s’est emparée du Bien et du Mal, en prenant l’humain en otage avec des promesses de monde meilleur après sa propre mort. Le bien et le mal, cette dualité de l’être mérite un peu d’attention à ce stade de notre quête..

On comprend bien qu’à la base de toute société humaine doit exister un code de conduite permettant la cohésion sociale et son bon fonctionnement. En clair il s’agit de définir ce qu’on peut faire et ce qu’on ne peut pas faire, le bon et le mauvais, le bien et le mal… Or les définitions du bien et du mal évoluent au fil du temps, comme s’il n’y avait aucune valeur absolue. Qui décide finalement ce qui est bien ou mal? Au principe de la vengeance soutenue par “oeil-pour-oeil, dent-pour-dent” s’oppose celui de la non violence du fameux “si on te frappe la joue droite, tends la joue gauche”. Ces deux concepts sont diamétralement opposés, ils ne peuvent co-exister au sein de la même société, et pourtant ils sont appliqués en différents lieux. Lequel est juste? C’est une question de point de vue, de croyance, il est impossible de dégager objectivement le meilleur principe. De toute l’histoire, on a dû composer avec cette évolution du bien et du mal et répondre à des ordres de conduite dictés par les religions, dépositaires des lois et du pouvoir. Dès lors que le pouvoir est passé aux mains des laïcs en démocraties, la définition du bien et du mal continue d’évoluer au fil des tendances populaires, j’en veux pour exemples le droit à l’avortement, le mariage homosexuel, etc. Le bien et le mal sont intimement liés aux croyances, pour la plupart d’entre-nous le rapport au bien et au mal aura une incidence sur ce qu’il peut y avoir après la mort, le fameux principe d’enfer ou de paradis, une sorte de coloration sociale provoquée par des siècles de pouvoir religieux. Il ne reste qu'un constat objectif possible: dans l'absolu, le bien et le mal n'existent pas, ils ne sont que prises de position et jugements subjectifs permettant à tout groupe ou société de compter sur des bases organisationnelles pour vivre et co-exister. Dans l’ordre naturel il n’y a ni bien ni mal...

Assimiler la non-existence du bien et du mal semble inévitable pour nettoyer son être des dogmes religieux. En effet, il n'est pas question de tout envoyer bouler, mais plutôt de remettre en question chaque dogme en lui donnant le meilleur sens pour soi, ou le non-sens qui permettra son évacuation. En ce qui me concerne par exemple, je ne peux accepter le principe «oeil-pour-oeil, dent-pour-dent»; en y réfléchissant je ne lui trouve aucune application constructive ni évolutive, j'estime donc qu'il doit être évacué de mon être et rester loin de moi. En revanche le principe "tu ne tueras point" fait sens et représente pleinement ce vers quoi je tends: un respect inconditionnel de la vie. Les principes de bien et de mal deviennent alors des principes personnels et continuent d'être sujets au changement et à l'évolution. Je classifie ainsi ce qui est bien ou mal pour moi et pour les autres, dans un but de vie meilleure et plus prospère (en plénitude), ici et maintenant, et non pas en imaginant gagner ou perdre des points pour un jugement dernier après ma mort. Car ce qui est au moins certain, c’est que je vis ici et maintenant.

On l'aura compris, si l'on admet que ni Dieu, ni le Bien, ni le Mal n'existent vraiment, il reste la vie, celle qui nous habite et nous meut, c'est une réalité, un fait! On a, à ce stade de la réflexion, écarté l'hypothèse du jugement dernier venu d'un être supérieur qui dicterait les codes de conduite. Alors que devient le sens de la vie, pourquoi sommes-nous ici et maintenant? On est en droit de se questionner: suis-je indiqué et compétent pour répondre à ces questions? Il semble bien que oui, car chacun doit trouver un sens à sa propre existence pour continuer simplement de vivre en tendant vers sa plénitude, tout autre fonctionnement s’apparente à la survie ou au consumérisme…

Il existe un revers de médaille aux bienfaits de la science: la négligence ou l'abandon de la dimension spirituelle de l'humain. Dans la plupart des civilisations laïques ayant exclu la religion du pouvoir on a pu constater une disparition progressive de la pratique religieuse au profit du consumérisme lié au fonctionnement des sociétés, tant capitalistes que communistes. En ce début de XXIe siècle le manque de vocations religieuses dans les pays développés reflète bien ce phénomène. Bien qu’à mon sens ce soit une bonne chose, il est tout de même à noter que la dimension spirituelle de l’être n’est plus considérée, car le pouvoir civil n’a pas su prendre le relais sur la question existentielle de l’humain, et les individus restent malgré tout confrontés à ces questions… Le terrain laissé par les religions classiques devient extrêmement fertile pour les religions nouvelles, souvent plus radicales et dogmatiques, comme les évangélistes ou autres groupes fondamentalistes à la mode. Lorsqu’on entre dans le questionnement existentiel, il me semble primordial de rester loin des dogmes, loin des donneurs de leçons, des annonciateurs de jugement dernier, des porteurs de fausses promesses ou de vérités uniques ou immuables.

Fort heureusement cet état de fait n'est que le reflet de la courte opposition entre la science et la religion, antagonisme qui voit ses lendemains compromis par la formidable avancée de la physique quantique. On peut dire que le XXe siècle creusa un fossé entre les scientifiques et les croyants, alors que le XXIe siècle construit des ponts entre la science et le spirituel. En effet, l’observation de plus en plus courante des effets de l’intention humaine, donc de la pensée, voire de l’esprit dans son ensemble, sur les interactions atomiques, va dans le sens de la probité du rayonnement subtil de l’être. L’esprit serait donc une énergie, si fine qu’il nous peine de l’explorer et de l’étudier, mais la science s’y atèle enfin! Par de nombreuses expériences, les scientifiques arrivent à comprendre que le corps réagit à l’état de l’esprit, j’en veux pour preuve l’effet placebo qui surprend toujours. Que penser de guérisons «miraculeuses» de grands malades à qui on a fait croire avoir pris des médicaments efficaces alors qu’ils n’ont fait qu’avaler des petites pastilles sucrées? Ou encore des résultats impressionnants des travaux sur la mémoire de l’eau, sur l’agencement moléculaire de l’eau structurée ou «bénite»? Aux carences de la chimie s’ajoute l’effet de l’intention, et l’intention est le propre de l’esprit. Si l’intention va vers des desseins maléfiques, c’est le corps-même de l’esprit à la source de ces intentions qui commence à souffrir; si au contraire l’intention est bénéfique, le corps tend vers l’équilibre.

L’esprit mérite autant de soin que le corps, car tous deux ne font qu’un, même si leur dimension diffère. La physique quantique montre clairement le lien encore incompréhensible entre le monde matériel et le monde spirituel, elle prouve scientifiquement qu’il existe une dimension hors de portée de nos 5 sens, un univers énergétique aussi fin que puissant. Bien évidemment les Anciens n’ont pas attendu que la physique quantique fasse son apparition, nombre de civilisations disparues ou isolées du développement moderne ont conscience de la dimension énergétique de l’esprit, mais comme nos religions, elles mêlent des pratiques chamaniques incertaines et parfois ridicules aux phénomènes dits «paranormaux» qui y sont liés. Aujourd’hui il est bien difficile de nier les interactions démontrées par la physique quantique, même si des physiciens classiques encore engourdis dans leurs certitudes en rejettent les fondements. Le temps fera son oeuvre, il nous reste tant à découvrir…

Le monde physique est une certitude, je le sais par l’existence de mon corps; le monde spirituel est une certitude, et je le sais également par l’existence de mon esprit. La Création est une certitude, je le sais car je suis créature. Trouver un sens à la vie suppose l’implication de toutes ces dimensions, mais va au-delà de la vie elle-même puisqu’à la fin il y a la mort, la mort du corps, qui est aussi une certitude… Dans ma quête de sens j’ai besoin d’autres certitudes existentielles pour trouver un chemin de réponses. Si l’on observe objectivement, une particularité affectant l’ensemble de l’univers s’offre à la connaissance: l’évolution.

L’évolution est le terme qui désigne la mutation perpétuelle de chaque chose - vivante ou non - existant dans l’univers, vers un état meilleur, vers l’équilibre, vers sa perfection. Tout évolue, les minéraux, les gaz, les métaux, les bactéries et le règne vivant dans son ensemble. L’évolution s’inscrit comme un plan unidirectionnel inévitable imposé par la Création, un chemin à sens unique emprunté par tout ce qui est. La dimension spirituelle n’y échappe donc pas, puisqu’elle existe. L’évolution répond immanquablement à la loi de cause à effet, en réalité sans loi de causalité il ne saurait y avoir d’évolution. Le règne minéral change en fonction des températures, de la pression, les agencements atomiques muent, le règne vivant s’améliore en fonction des contraintes, s’adapte à l’environnement pour survivre et prospérer. Les planètes, les astres, le vide de l’univers, tout répond à la loi de cause à effet, puisque tout évolue, la loi de causalité est donc une certitude… Et dans mon chemin de quête de sens cet élément arrive à point nommé. L’énergie de l’esprit étant prouvée, comment ne pas admettre qu’elle ne soit elle aussi sujette à l’évolution et aux lois de cause à effet? Il reste toutefois à trouver un mécanisme, une grammaire logique qui orchestre la vie et la mort, et à ce stade, le principe de néant pose un nouvel obstacle.

Les athées croient que le néant existe, qu’après la mort il n’y a rien! Suis-je capable d’imaginer le “rien”? J’en comprends la notion, le néant représente l’absence de temps et d’espace, mais qu’est-ce au juste concrètement? Si j’essaie de m’imaginer le néant, une sorte d’abîme sans lumière, je conçois déjà quelque chose, et “quelque chose” n’est pas le néant. J’ai beau essayer, imaginer le néant m’est impossible, je ne dispose pas de facultés pour m’en donner une image, seul le concept d’opposition à l’espace et au temps m’est accessible. Je dois donc accepter que mon être n’a pas été doté des facultés nécessaires pour concevoir concrètement le néant, de ce fait je ne peux prétendre accepter son existence. Il est plus facile de croire en dieu que de croire en “rien”, mais dans les deux cas on reste dans la croyance… Je dois donc exclure l’existence du néant et continuer ma quête en intégrant le principe de continuité perpétuelle, en incluant l’énergie spirituelle qui m’habite dans ce processus. La mort devient logiquement une étape et non une fin, de ce fait la vie représente également une étape, et non un début.

Je comprends alors en toute logique le lien qui unit la vie à la mort, et la mort à la vie, dans un contexte évolutionnel global affectant deux réalités parallèles: d’un côté l’univers physique attaché à l’espace-temps, et de l’autre l’univers de la mort, constitué d’énergies subtiles, dont j’ignore la relation au temps et à l’espace. La vie charnelle serait donc une simple continuation dans un cycle perpétuel de passages d’un univers à l’autre. Seul le corps physique a une fin, l’énergie de l’esprit bascule tantôt du corps à une autre dimension et vice-versa, tout en continuant d’évoluer. Le principe de réincarnation m’apparaît donc comme unique alternative sérieuse et logique à ce stade de la réflexion. Si j’accepte cette idée, l’ouverture d’esprit et la prise de conscience de ce qu’est le sens de la vie prennent une nouvelle tournure, avec de nouveaux horizons et de nouveaux espoirs (et non “espérances”).

Bronnie Ware, une infirmière australienne, publiait en 2011 le livre The top five regrets of the dying (Les cinq plus grands regrets des mourants), un recueil recoupant les regrets des personnes en fin de vie dont voici les cinq plus partagés:

  • «J'aurais aimé avoir le courage de vivre comme je voulais, et ne pas vivre la vie qu'on attendait de moi»
  • «Je regrette d'avoir travaillé si durement»
  • «J'aurais voulu avoir le courage d'exprimer mes sentiments»
  • «Je regrette de n'être pas resté en contact avec mes amis»
  • «J'aurais aimé m'autoriser à être plus heureux»

A la lecture de ces conclusions en fin de vie, on constate aisément la place ridicule que prennent la course frénétique à l’argent et l’acharnement à entrer dans le format “performant” que prône notre société. De toute évidence on n’emmène rien de tout cela de l’autre côté! En revanche il est question d’épanouissement personnel, de liberté, d’harmonie, de sincérité et d’amour. Si l’on exprime de tels regrets en fin de vie, on manque certainement de paix pour mourir sereinement. Il semble bien que la nourriture de l’esprit soit bien plus subtile que celle présentée par nos modèles religieux ou laïcs; certes l’amour est au centre de toute religion, mais l’expression de l’amour ne peut se faire que s’il existe un choix déterminé de la mettre au centre des priorités, et cela ne calque pas avec notre modèle sociétal. L’esprit évolue donc avec des principes énergétiques, se chargeant et se rechargeant sans cesse en vue de vibrer davantage dans une forme d’harmonie nécessaire à son évolution. L’amour, la paix, la liberté et l’harmonie en seraient les composantes de base, si j’en crois la sagesse exprimée par les mourants, et cela fait sens pour moi.

Ayant intégré les principes de réincarnation, de loi de cause à effet, d’éternité de l’esprit, de dualité de l’être dans les choix positifs ou négatifs (et non du bien et du mal), et enfin d’évolution perpétuelle, beaucoup de notions liées à mon passage dans cette vie prennent une tournure nouvelle. J’en veux pour exemple la notion de justice: comment m’imaginer heurter notre planète par mes actes présents sachant que je reviendrai, condamné à réparer ce que nous avons cassé? Ou encore comment accepter de faire des actes malveillants en connaissance de la loi de causalité qui les retournera d’une façon ou d’une autre contre moi? Comment croire que la course à l’argent puisse nourrir mon esprit et m’apporter la paix nécessaire à une mort sereine? Comment croire que l’humilité vis-à-vis de moi-même puisse conduire ma vie et me permettre de jouir de véritable liberté? Autant de questions, et bien d’autres, qui surgissent au fil de toutes ces étapes de quête auxquelles mes nouvelles conclusions permettent de trouver des réponses concrètes.

Si je dois résumer ici en quelques mots, je suis en vie pour faire une étape d’évolution, seule la nourriture de mon esprit compte en définitive, car le corps ne fait que passer, il n’est que mon véhicule que j’entretiens avec bienveillance. Tout ce que je n’apprends pas dans cette vie, j’aurai inévitablement à l’apprendre dans une autre, l’univers a le temps, seuls nous pensons en manquer… Jouissant de liberté, je reste responsable de mes choix, de mes pensées et de mes actes, et j’accepte la loi de causalité qui rythme tous les effets liés aux causes que j’ai moi-même créées. J’accepte mon humilité face à la Création, en tant que créature j’en suis certainement la meilleure idée, mais je réfute l’humilité vis-à-vis de moi-même. Cultiver l’exploration profonde de mon être par la pratique méditative régulière, voir disparaître toutes les peurs infondées, comme celle de la mort ou du prochain, respecter les lois naturelles, dompter et connaître mon ego, respecter et défendre la vie, aimer vraiment… Loin de moi l’idée de dicter ou d’imposer mon point de vue, chacun doit faire son chemin d’évolution, on est tantôt élève, tantôt guide, et la dualité continue malgré tout de nous habiter. Cet exposé a progressivement passé à la première personne du singulier par simple correction et respect de la liberté de chacun.

Amour, paix, liberté, harmonie, santé, travail, connaissance. Ces sept mots sont devenus mon mantra de méditant et résument dans un ordre logique le meilleur sens de la vie à mes yeux, au fil du temps il me permettent d’exister chaque jour dans une balance positive et bénéfique. La mort est une conjointe permanente, elle peut s’imposer n’importe quand, si je veux mourir en paix, alors je dois vivre en paix, un bien ambitieux dessein…

Orlandres
septembre 2014

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